Albert Cossery
Un écrivain qui a reçu le grand prix de la francophonie.

Albert Cossery est un écrivain à lire !! Né le 03 novembre 1913, il s’est éteint à 94 ans à Paris, le 22 juin 2008, dans l’hôtel de la rue de Seine où il vivait depuis plus de soixante ans.

Article mis en ligne le 18 novembre 2008
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Le parcours de cet écrivain francophone est tout autant à connaître que son oeuvre. Comme ses personnages, Albert Cossery avait choisi de ne rien posséder. Fils d’un père rentier et d’une mère illettrée, formé dans les écoles françaises du Caire à une époque où la bourgeoisie égyptienne pratiquait encore volontiers la langue française, Albert Cossery a été initié tôt à la littérature française classique.

Après avoir été steward dans la marine marchande égyptienne (1939-1945), Albert Cossery débarque à Paris à la fin de la seconde guerre mondiale. Il mène à Saint-Germain des Près une vie de bohème, fréquente Albert Camus, Jean Genet, Giacometti, Boris Vian...
L’écrivain, qui déclarait écrire deux phrases par semaines, a ensuite publié un livre environ tous les dix ans : "Mendiants et orgueilleux" (1955), son chef-d’oeuvre, "La Violence et la dérision" (1964), "Un complot de saltimbanques" (1975), "Une ambition dans le désert" (1984).

La violence et la dérision d’Albert Cossery.

Un peuple sous la domination d’un tyran grotesque. Un groupe de contestataires qui luttent à coup d’affiches publicitaires. Tels sont les personnages dont Albert Cossery, écrivain égyptien, brosse le portrait dans " La violence et la dérision ".
Dans un étrange pays du Proche-Orient gouverné par un tyran grotesque, un jeune homme, Karim, se dresse contre des mesures inhumaines. Il affronte avec courage la politique sociale de ce gouvernement qui refuse de voir des mendiants dans la rue. Il fait partie d’un groupe de révolutionnaires qui déposent des mannequins dans les rues que les forces de l’ordre prennent pour des mendiants et qu’elles tentent d’emmener au poste. Ils lancent de fausses campagnes de concours d’affiches et de statues à l’effigie du gouverneur, suscitant l’hilarité générale des passants peu dupes. Un autre révolutionnaire prône davantage les attentats à la bombe que les campagnes d’affichages pour "abattre" le gouverneur tyrannique. La violence et la dérision pose la question de l’engagement sous un régime totalitaire.

"Aucune violence ne viendra à bout de ce monde bouffon, répondit Heykal. c’est justement ce que recherchent les tyrans : que tu les prennes au sérieux. Répondre à leur violence par la violence, c’est leur montrer que tu les prends au sérieux. C’est croire en leur justice et en leur autorité, et ainsi tu contribues à leur prestige, tandis que moi, je contribue à leur perte !"
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